lundi 16 avril 2012

J'ai retrouvé ma clé!

Voilà, je suis très contente: j'ai enfin retrouvé ma clé usb! Et rien que pour vous, voici un petit extrait du prologue de mon livre: Le labyrinthe des épouvantes. Bien sûr, comme d'habitude, j'attends vos impressions. C'est un peu long mais je sais que vous êtes très courageux :) Il débute in media res
Vous devez vous reposer, maître Lom, il n’y aucun moyen de l’atteindre, en tout cas pour le moment. Grajh posa avec crainte l’assiette sur la table de bois, puis apporta d’autres plats dont le relent fétide aurait, en des temps plus calmes , affiché satisfaction et joie  sur les visages des hommes.
- Cesse donc de m’importuner avec ta nourriture, Grajh,  bougonna le second alors qu’il regagna une chaire taillée dans du roc.
- Nous trouverons bien une solution, dit Grajh en prenant  soin de ne pas soutenir le regard de son maître. 
Il réfléchit un instant puis reprit :
- Les Rêveurs se sont peut-être trompés ou alors se sont-ils seulement joués de vous, sachant votre entière allégeance à leurs services, juste pour quelques pièces d’or en plus. 
- Balivernes ! Tes propos ne sont que pures balivernes! Depuis la nuit des temps, les rêveurs ont toujours fait preuve de justesse. Leurs rêves sont prémonitoires et tu le sais très bien!
Lom se leva d’un bond, et  les mains derrière le dos, il entreprit des allées et venues d’un pas agacé. A la lueur des bougies, son visage se profilait sur les pierres rugueuses de la grotte : il était aussi sombre qu’une ombre et bien au-delà.  Il s’arrêta le temps de se masser un peu les épaules, ces épaules qui le faisaient tant souffrir. Grajh le considérait d’un seul œil.  Son maître avait une carrure longue et efflanquée, mais ce n’était pas pour cette raison qu’il gardait continuellement le dos cambré dans ces lieux exigus : il était ainsi depuis fort longtemps, peut-être depuis sa naissance. Personne ne le savait. 
 Lom eut un rictus qui contractait  ponctuellement son visage émacié. Une mimique qui  terrorisait le valet. 
-  Ma nuit n’a été  que tourment et folie. Je ne peux me résigner à me laisser  vaincre par …
 Il lui répugnait à  prononcer son nom.  
- …Je n’ai plus le choix. Il ne reste qu’une seule alternative : la corne de la bête !annonça Lom en grimaçant sauvagement.
Grajh faillit s’étouffer en ayant entendu cette décision des plus périlleuses.
- Vous ne pensez pas réellement à ça,  maître Lom, renonceriez-vous à la royauté? Mettriez-vous votre vie en péril?
- Pauvre Grajh, ton intelligence se limite à tes marmites !  Réveille les Orgons et  ordonne leur  de se préparer à l’assaut! Le temps nous est désormais compté.
Grajh traîna le pas, vexé par la réflexion de son maître. Cependant, il dissimula son mécontentement sous sa large capuche car  le contester serait de sa part une maladresse pouvant lui coûter la vie. 
Grajh alors empoigna un clairon noir estampillé  d’une chauve-souris en argent. Ses yeux ne cessèrent  de fixer le maître sur son trône. Il prit une grosse inspiration et fit vibrer toute la grotte. Il remit l‘instrument délicatement sur le socle puis s’éclipsa, laissant Lom à ses sombres desseins. 
Lorsqu'il revint, il le trouva dans la même position d’abattement d'il y a quelques minutes.
- Nous sommes prêts, maître.
Ce dernier bondit sur ses jambes, comme si ces mots lui redonnèrent du poil de la bête, et en un bref instant,  il escalada  une vingtaine de marches de pierre et se retrouva dans une seconde excavation, cependant  plus vaste, plus sinistre que la précédente. D’une souplesse ahurissante, Lom  grimpa tel un fauve sur un rocher noir, surplombant  ainsi la ténébreuse assemblée où seuls des yeux incandescents  constellaient l’obscurité.
- Les Rêveurs ont rêvé ! annonça  Lom d’une voix tonitruante...



.. L’aube, à peine levée, fut cinglée par les roulements de tambours annonçant  le départ martial des Orgons. Lom était sur le pied de guerre, et avant de rejoindre les troupes, il donna une tape à l’épaule de Grajh lui arrivant à sa taille, puis lui dit d’une voix impassible :
- Je vaincrai la bête, et j’aurai en ma possession la corne, ma corne, et j’attendrai le temps qu’il faille pour passer à l’offensive….
Il mit ses mains derrière son dos, fit quelques pas et revint à la charge vers Grajh :
-Tu seras fier d’avoir pour maître, le plus puissant, le plus obscur des Urlus. Mais il faudra pour cela que tu fasses preuve de patience, une année, peut-être deux, car la vengeance, mon fidèle serviteur,  est un plat qui se mange froid !
 A ces mots, il quitta son antre en ayant le diable au corps et se mit à scander dans le goulet un cri belliqueux  que reprirent vivement les Orgons:
- Varnamalïm ! Varnamalïm !
Puis il éclata en un rire froid, glacial, cynique qui fit vibrer la fibre guerrière des plus insensibles. 
Le valet, fier des desseins sombres de son maître, quitta à son tour les lieux, ravi et confiant en l’avenir...

jeudi 5 avril 2012


Un peu de fantaisie dans ce monde de brutes, de la couleur et de la bonne humeur, bonne journée :)


Et ici en version carte 


mercredi 4 avril 2012


Un petit visuel, rien que pour vous. Oui, nous sommes au printemps, il n'y pas de neige, mais c'est si beau que vous me pardonnerez cet extra ;)